31.3.13

L'appel

 
Le vent se lève qui s’attaque à un chignon sans faille
Des mèches de cheveux s’échappent en bataille
Tandis que sautent les épingles et s’essaiment

Une bourrasque lève les feuilles jaunies,
Qui s’emmêlent dans la crinière en folie
Et collent à la peau leur poème

La poussière tourbillonne, se plaque partout
Dessine des peintures de guerre sur les joues

Un cyclone déchire la petite veste et la chemise à col
Les chaussures vernies s’envolent

Une sauvageonne pieds nus et en haillons
Marche vers le soleil chantant à pleins poumons
Et la brise murmure « bohème bohème »

1 commentaire:

Anonyme a dit…

rechute

"travail travail" hurle
la voix
les pieds sur l'herbe fraiche
elle se hâte
"travail travail" répète
la chose
les mains sur l'instrument
elle s'accroche

on m'a demandé pourquoi travailler en prison
j'ai répondu pour pouvoir sortir le soir

je te demande pourquoi tu travailles
pour penser ta liberté

"travail travail" crie encore
le sens commun
elle vole

dans cet espace qu'on se rétrécit
qui n'a jamais paru si
grand