28.4.13

La pierre

Et on se retrouve sans y croire
Face à une pierre lisse et noire
Un coin calme dans la nuit
Sur une colline aux arbres vieillis
C'est déjà maintenant?
On fait le bilan
De ce qui compte
Des colères promptes
Des joies, des choix
On pèse, on balance
Nos temps courts et immenses
Dans le marbre obscur on veut graver nos mots,
Qui nous racontent et qu'on voudrait beaux.
C'est notre chance
De mener la danse
Des éclairs déchirent le ciel
Et nous réveillent
Mais quand revient l'ombre
On revoit la pierre sombre
C'est déjà maintenant?
Qui sait? En attendant,
On mesure l'important.


3 commentaires:

temps a dit…

La poesie permet de dire le politiquement incorrect, en exemple :
in vino veritas, dans la colère aussi,
qu'un sang impure abreuve nos sillons,
trop de politiques ont bue le lait de nos enfants.
Cordialement

Carmencita a dit…

.... et elle permet à chacun de construire le sens qu'il y attribue et c'est une surprise de voir ce que vous y voyez, je ne l'avais pas pensé sous cet angle du tout :)

Anonyme a dit…

La pierre est là, repose
les mots sont plutôt là, et dansent
elle absorbe, consigne mais ne cause
pas. eux sont fous, vivants, pleins de sens
en elle ils se figent mais l'animent
ils existent tous deux et ne périment
pas
à la vie les mots à la vie la pierre
laisse à la vieillesse les cratères
danse, joue vis ta jeunesse
tu es belle, sois envahie d'allégresse